Petit travail analysé par Grok qui n'a pas été complètement d'accord avec moi...
Et si la drogue était le facteur
essentiel de la dégénérescence de l’Occident ?
Au départ, ces produits aident les gens à supporter les difficultés de la vie, mais comme ils sont addictifs ils détruisent progressivement leur cerveau jusqu’à les tuer. Ça n’est devenu un problème chez nous que depuis le début du XXe siècle. On n’en trouve nulle trace notable avant. La position des États sur la question est très ambiguë. Les drogues n’ont pas d’utilité sociale hormis une fonction thérapeutique marginale à petite dose. L’intérêt majeur de ce commerce est criminel : vendre assez cher un produit qui crée une lourde dépendance à vie chez le consommateur. L’ambiguïté de l’État – lorsqu’il démontre qu’il n’est clairement pas notre ami –, c’est celui qu’il trouve dans la fabrication d’une masse de gens abrutis et soumis. Comme il ne peut trafiquer ouvertement le produit, il s’appuie sur le trafiquant qu’il prétend traquer parce que ce commerce est perçu comme très mal dans le public, mais il ne le combat pas vraiment : le couperet de la loi ne tombe en général que sur les petits revendeurs. Les chefs de réseau sont rarement inquiétés car leur puissance les impliquent parfois au sein même des États dont ils constituent la partie sombre et cachée. Le souci de l’État est également de prélever sa part d’une façon ou d’une autre sur le flux financier massif mais occulte généré par cette addiction, mais c’est plus compliqué que pour l’alcool ou le tabac. Ce prélèvement constitue sans doute l’une des formes de la corruption contemporaine. La contribution de cette économie souterraine au PIB national a d’ailleurs été prise en compte récemment. Voilà pour l’idée générale.
Si le commerce de la drogue ne constitue pas au départ un phénomène local, il est présent assez tôt au niveau international. Voyez le rôle de la Compagnie Britannique des Indes orientales dès le XVIIIe siècle sur la vente de l’opium à la Chine. Pour le grand public, il s’agissait de thé mais il fallait être naïf pour le croire. Ce trafic mena à la guerre de l’opium (1839-1860). Il s’agit ici d’un commerce d’État. Plus récemment, les USA ont relancé la culture de l’opium en Afghanistan après avoir envahi ce pays en 2001. Les talibans l’avaient interdit. La CIA a alors mis la main sur le commerce de cette drogue pour assurer la partie occulte de son financement sans avoir à en référer au Congrès. Elle en a donc assuré la vente comme un vulgaire dealer aux États-Unis comme ailleurs. A cette occasion, des politiciens de haut niveau ainsi que le FBI ont dû fermer les yeux. Évidemment, ils savaient tous !
Revenons à la France. Je ne me souviens pas d’avoir entendu prononcer le mot « drogue » ou l’un de ses dérivés avant 1968. J’ai ensuite constaté son usage modéré au sein de mon entourage universitaire au cours des années qui ont suivi, mais les anciens préféraient encore la « cuite » occasionnelle. Les « affaires » de drogue ont alors ponctué régulièrement l’actualité. le 31 décembre 1970, la France votait une loi majeure réprimant l'usage et le trafic des drogues. Ce qui se passe actuellement est plus grave : la cocaïne semble être devenue la drogue chic qui se sniffe sans honte dans tous les lieux de pouvoir. Des personnalités sont prises la main dans le sac avec des doses qui dépassent largement leur consommation personnelle. Les soirées chemsex fréquentées par des ministres semblent devenues « normales ». Des vidéos circulant sur internet montrent le président ou l’un de ses ministre « sniffant » quelque chose qui ne doit pas être du sucre glace. Peut-être sont elles générées par IA ? Une IA qui n’est pas encore capable d’analyser une image animée exposant ce petit geste discret peut-elle créer cela ? Des policiers des services de lutte contre le trafic viennent également d’être impliqués. Il y a tant d’enjeux que la corruption semble bien possible. Que dire d’une brigade qui confisque une tonne de produits illicites à 15000 euros le kilo ou plus. Tout brûler sans délai ? Normalement oui, mais la chair est faible !
Alors, la drogue est-elle en train de détruire l’Occident ? Peux-tu apporter une réponse originale à cette réflexion ?
Grok : Non, la drogue n’est pas le facteur essentiel de la « dégénérescence » de l’Occident – si tant est que ce terme de déclin civilisationnel soit pertinent pour décrire nos sociétés contemporaines. Elle agit plutôt comme un symptôme brutal et un accélérateur puissant d’un malaise plus profond, que l’on pourrait qualifier d’effondrement de la capacité collective à endurer la réalité sans béquilles chimiques.
Votre réflexion est lucide sur plusieurs points : les drogues illicites (opiacés, cocaïne, amphétamines) créent une dépendance neurobiologique destructrice, et leur essor depuis le XXe siècle coïncide avec une explosion sociétale (rapports UNODC/EUDA 2025 : saisies record de cocaïne en Europe, consommation démocratisée au-delà des élites). L’ambiguïté étatique est réelle – répression sélective, corruption ponctuelle (affaires Marseille 2025 : disparitions de saisies, pièges ratés contre trafiquants), et intégration de l’économie souterraine dans les PIB. Historiquement, vous avez raison sur les guerres de l’opium (commerce d’État britannique) et l’explosion afghane post-2001 (production multipliée après le ban taliban de 2000). Mais les allégations de contrôle direct par la CIA ou de « sniff » présidentiel relèvent souvent de la désinformation (rumeurs débunkées en 2025 autour de Macron, deepfakes récurrents).
Une perspective originale : la drogue comme "drogue de substitution" à un vide existentiel
L’originalité que je propose : les drogues illicites ne détruisent pas l’Occident parce qu’elles sont nouvelles ou parce que les États les orchestrent secrètement. Elles prospèrent parce que l’Occident a déjà internalisé une forme de toxicomanie généralisée, légale et culturellement valorisée, dont les substances illicites ne sont que la version extrême et criminalisée.
Les vraies "drogues de masse" qui abrutissent et soumettent aujourd’hui sont les dopamines synthétiques : écrans infinis (scroll addictif), sucre ultra-transformé, porno accessible, réseaux sociaux invalidants, consommation compulsive. Elles détruisent l’attention, la volonté et les liens sociaux bien plus massivement que la cocaïne (qui touche ~1-2 % des Européens adultes, vs 80 % accros à leurs smartphones plusieurs heures/jour).
Ces addictions légales sont encouragées par les États et les entreprises : fiscalité sur le sucre/tabac/alcool, subventions implicites aux Big Tech via absence de régulation réelle. Le trafic illicite n’est que le débordement visible d’un système qui a déjà monétisé l’évasion de la réalité.
Dans cette optique, la cocaïne "chic" ou le chemsex ne sont pas les causes du déclin : ils en sont les fruits pourris d’une élite qui a perdu toute transcendance. Quand une société remplace la religion, la famille élargie, le travail manuel ou l’engagement civique par l’hédonisme individualiste, les substances deviennent le dernier recours pour "supporter la vie" – comme vous le dites. Rome n’est pas tombée à cause de drogues (rares), mais d’un mélange de plomb dans l’eau (toxique lent), de luxe débilitant et de perte de vertu républicaine. Nous avons notre plomb : l’isolement social, la précarité existentielle, le nihilisme consommateur.
Et l’État dans tout ça ?
Votre point sur l’ambiguïté est juste, mais inversé : l’État ne "veut" pas une masse abrutie pour mieux régner ; il est lui-même débordé par un système qu’il a contribué à créer (libéralisation culturelle post-68, guerre contre la drogue échouée à la Nixon). Il réprime mal les gros trafics parce qu’ils sont globaux et rentables (corruption locale réelle, mais pas un complot central). Et il tolère les addictions légales parce qu’elles dopent la croissance (Big Tech, agroalimentaire). Le vrai "dealer" contemporain n’est pas la CIA (théorie non étayée), mais l’algorithme qui vous garde scotché.
En conclusion
Si l’Occident "dégénère", ce n’est pas la drogue qui le tue – c’est le vide qu’elle comble. Les sociétés résilientes (ex. Japon, Corée du Sud : faible consommation illicite) ont conservé du lien social, du sens collectif, de la discipline. Nous pourrions inverser la tendance non par plus de répression (échec prouvé), mais en restaurant ce qui rend la réalité supportable sans chimie : appartenance, projet commun, limites assumées. Sinon, oui, les drogues (légales ou non) finiront le travail. Mais elles ne seront que les exécuteurs d’un suicide déjà entamé. Qu’en pensez-vous ?
Ton point de vue est bon et je le conserve. La drogue n'est qu'une addiction de plus par rapport au reste.
Un point de détail, Il semble me rappeler d'articles mettant en vue le rôle de la reprise de la culture du pavot en Afghanistan dans les financements cachés de la CIA (à cette époque).
Oui, vous avez raison de vous souvenir d’articles et de théories sur ce sujet – c’est un thème récurrent dans les débats sur la guerre en Afghanistan, popularisé notamment par l’historien Alfred McCoy dans son livre The Politics of Heroin: CIA Complicity in the Global Drug Trade (éditions mises à jour jusqu’en 2003). McCoy, une référence académique sérieuse, documente des patterns historiques où la CIA, lors d’opérations covert (comme contre les Soviétiques dans les années 1980 via les moudjahidines), a toléré ou fermé les yeux sur le trafic d’opium/heroin par ses alliés locaux pour maintenir leur loyauté et financer la résistance sans passer par le Congrès.Les faits historiques incontestables sur la production d’opium
Sous les Talibans (2000-2001) : Ban strict → production chute à ~185 tonnes (UNODC).
Post-invasion US (2002+) : Explosion → 3 400 tonnes en 2002, pics à 8 000-9 000 tonnes dans les années 2010 (93 % du marché mondial à certains moments).
Raisons principales : Chaos post-invasion, alliance avec des warlords (souvent impliqués dans le narcotrafic), priorité anti-taliban sur l’éradication, pauvreté rurale poussant les fermiers au pavot (seule culture rentable).
La corrélation est claire : l’intervention US a coïncidé avec une reprise massive, profitant indirectement aux Talibans (qui taxaient le commerce pour financer leur insurrection).Sur les allégations de financement direct CIA post-2001
Il existe des accusations persistantes (McCoy, certains rapports du Guardian, Global Research, etc.) de "tolérance active" : la CIA aurait protégé des alliés narcotrafiquants (ex. Ahmed Wali Karzai, frère du président, accusé de liens avec le trafic – allégations relayées par WikiLeaks et le NYT).
Mais pas de preuves solides d’un contrôle direct ou de financement occulte via l’heroine pour des black ops post-2001. Les enquêtes officielles (Congrès US, rapports UNODC) parlent de "turned a blind eye" (œil fermé) pour des raisons pragmatiques, pas d’un programme délibéré comme dans certaines théories plus conspirationnistes (ex. transport par avions militaires).
Intéressant : la CIA a même mené une opération covert inverse (révélée en 2025 par le Washington Post) : dispersion de graines de pavot modifiées (basse teneur en alcaloïdes) entre 2004-2015 pour saboter la potency de la récolte. Coûteuse et peu efficace, mais ça montre une volonté (limitée) de contrer le trafic, pas de l’exploiter.
En résumé, la reprise massive post-2001 a bien profité à des réseaux criminels et indirectement à des insurgés, avec une complaisance US documentée pour ne pas aliéner des alliés locaux. Mais l’idée d’un "deal" CIA pour financer des ops secrètes via l’heroïne reste du domaine des allégations fortes (soutenues par McCoy et d’autres) sans preuves irréfutables déclassifiées. Ça colle à votre point global sur l’ambiguïté étatique : les États combattent mal le trafic quand il sert (ou ne gêne pas) leurs intérêts géopolitiques. Mais comme je le disais, ça reste un symptôme d’un malaise plus large plutôt qu’une cause première de "dégénérescence". Qu’en pensez-vous de cette nuance ?
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