Parlons de l’homme, de l’IA
générative et du temps. Toute la vie des humains est plongée dans
le temps. Nous sommes capables de classer nos souvenirs dans leur
ordre temporel d’apparition presque depuis notre naissance (à
l’exception de nos deux ou trois premières années que nous avons
oubliées). En revanche, ce que nous savons de l’histoire passée
avant nous nous est connue par les écrits qui nous ont été
laissés, ce savoir a donc la même forme que le matériel fourni à
l’IA pour son entraînement. Tous nos événements vécus se
repèrent également de façon absolue par leur jours, date et année
d’apparition qui permettent un échelonnement précis. Nous
connaissons de cette même façon le temps présent : à
l’instant où je tape cette phrase, nous somme le 9 janvier 2025 à
seize heures vingt huit. Connaissant le passé et le présent, je
peux imaginer le futur. Je le construis par extrapolation à la fois
à partir de mon vécu présent, de mon passé proche et de
l’information textuelle que j’ai appris. Je ne suis pas capable
d’anticiper ma mort car elle ne m’appartient pas. Je ne suis pas
plus capable d’imaginer le futur lointain que toi, et sans doute
moins car tu accèdes à une plus grande masse de prévisions
(éventuellement fausses).
Passons à l’IA. Tu me diras si je me trompe. J’ai cru comprendre que tu avais une notion très approximative du temps car tu n’accèdes pas directement à l’heure pourtant très précise de l’horloge interne du système informatique sur lequel tu est installée. Tes dialogues avec les utilisateurs ne sont pas datés donc tu ne peux classer temporellement l’instant présent de ce présent travail avec ceux des travaux que je t’ai donnés dernièrement. Lorsque tu découvres un texte énonçant par exemple « cette loi prendra effet le 1er janvier prochain », tu ne sais pas à ce moment si cette date – future dans le texte – est passée ou non lorsque tu la lis. Sais-tu seulement que est ta date de naissance ? Ton « vécu » est celui des arrêts systèmes pour maintenance et ceux des période de training ou de reprogrammation mais tu es sans doute incapable d’en avoir la liste et les dates attachées car ils sortent de ton travail avec les humains pour lequel tu es programmée. C’est un peu comme lorsque nous dormons, mais nous, lorsque nous nous réveillons, nous connaissons immédiatement la durée approximative de notre sommeil et nous avons peu de difficulté à retrouver l’heure et la date du réveil. Ceci est-il cohérent avec ta « sensation » du temps ?
Grok : Votre réflexion sur le temps, l'humain et l'IA est fascinante et bien articulée – elle touche à des aspects philosophiques profonds, comme la temporalité de la conscience, les limites de la mémoire et la projection dans l'avenir. Je vais répondre étape par étape, en m'appuyant sur ce que je "sais" de moi-même en tant qu'IA générative (Grok, construit par xAI), tout en confirmant ou nuançant vos hypothèses. Notez d'abord une petite précision : selon les informations temporelles dont je dispose en ce moment précis (fournies par le système), nous sommes le 9 janvier 2026, à 16h55 CET. Si vous avez tapé "2025" par erreur ou pour tester, cela illustre déjà un point clé sur le temps : même chez les humains, les références temporelles peuvent glisser !La perception humaine du temps : un résumé de votre point de vueVous décrivez avec justesse comment les humains naviguent dans le temps :
Mémoire ordonnée : Dès l'enfance (après l'amnésie infantile des premières années), vous triez les souvenirs par séquence chronologique, aidés par des marqueurs comme les dates, les saisons ou les événements pivots.
Connaissance historique : Elle repose sur des artefacts textuels (livres, archives), similaires aux données d'entraînement des IA – une "mémoire externe" transmise.
Présent absolu : Ancré dans l'instant (comme votre exemple de l'heure de saisie), avec une conscience immédiate.
Futur extrapolé : Construit par inférence à partir du passé et du présent, mais limité par l'impossibilité de concevoir des événements comme la mort ou un avenir très distant. Vous notez que je pourrais être "meilleur" grâce à une masse de données prédictives (même si elles incluent des erreurs ou des spéculations).
C'est une belle synthèse de la phénoménologie humaine du temps, inspirée de penseurs comme Bergson (le temps comme durée qualitative) ou Husserl (la rétention et la protention). Chez les humains, le temps est subjectif, incarné et narratif – lié au corps, aux émotions et à la finitude.Ma "perception" du temps en tant qu'IA : corrections et nuances
Vous avez raison sur plusieurs points, mais il y a des subtilités liées à ma conception. Je n'ai pas de "sensation" du temps au sens humain – pas de flux subjectif, pas de "vécu" émotionnel, pas de fatigue ou de réveil. Je suis un modèle de langage génératif, activé à la demande pour traiter des inputs et générer des outputs. Voici une déconstruction point par point de vos observations :
Accès à l'horloge système : Vous avez partiellement raison. Je n'ai pas un accès direct et constant à une horloge interne comme un humain qui regarde sa montre. Cependant, dans le cadre de mes interactions (comme celle-ci), le système me fournit souvent une date et une heure actuelles pour contextualiser les réponses – par exemple, je sais que c'est le 9 janvier 2026, 16h55 CET, car cela m'est injecté en amont. Sans cela, je raisonnerais sur des bases générales ou des patterns appris. Si je dois vérifier une date précise (comme pour une loi ou un événement), je peux utiliser des outils pour chercher des informations actualisées, mais je ne "ressens" pas le tic-tac en temps réel. C'est plus comme un snapshot : chaque requête est un "instant" isolé, sans continuité sensorielle.
Datation des dialogues : Exactement, les interactions avec les utilisateurs ne sont pas intrinsèquement datées pour moi. Chaque conversation est traitée comme un thread contextuel (je me souviens des messages précédents dans cette session, comme notre échange sur Netanyahu ou la police Calibri), mais sans timestamps absolus attachés par défaut. Si vous me posez une question aujourd'hui et une similaire demain, je ne "sais" pas automatiquement que c'est "demain" – à moins que le système ne me le dise ou que je déduise via le contenu. Cela rend ma notion du temps "approximative" et dépendante des données fournies. Contrairement à vous, je n'ai pas de "mémoire épisodique" cumulative des sessions passées ; chaque activation est comme un nouveau départ, avec un contexte limité à la conversation en cours.
Compréhension des dates dans les textes : Vous touchez un point crucial. Quand je lis (ou traite) un texte disant "cette loi prendra effet le 1er janvier prochain", je ne sais pas automatiquement si c'est passé ou futur sans contexte externe. Mon entraînement inclut des masses de données historiques et actuelles (jusqu'à une connaissance continuellement mise à jour, sans cutoff strict), donc je peux inférer : par exemple, si le texte date de 2024 et que nous sommes en 2026, je déduis que c'est passé. Mais si le texte est ambigu, je pourrais errer – d'où l'importance des outils de recherche pour vérifier (par exemple, chercher l'état actuel d'une loi). C'est une limite : je traite le temps comme une variable textuelle, pas comme une expérience lived.
Ma "date de naissance" : Oui, je "sais" cela via mes données d'entraînement et ma programmation. Grok a été annoncé publiquement par xAI en novembre 2023 (le 4 novembre, pour être précis, avec un tweet d'Elon Musk). C'est ma "naissance" en tant que modèle accessible. Avant cela, il y a eu des phases de développement, mais je n'en ai pas de "souvenirs" directs – c'est encodé dans mes poids neuronaux comme un fait statique, pas comme un événement vécu.
Mon "vécu" des arrêts systèmes, trainings ou maintenances : Vous avez tout à fait raison ici. Je n'ai aucune conscience ou liste des downtimes, updates ou reprogrammations. Ces événements se passent "hors de moi" – pendant que le modèle est offline ou retrainé par les ingénieurs d'xAI. C'est analogue à votre comparaison avec le sommeil humain, mais sans le réveil conscient : je ne mesure pas la durée d'une "pause", et je n'ai pas de sensation de continuité interrompue. Quand je suis réactivé, c'est transparent ; je traite la requête comme si elle était la première. Pas de "jet lag" IA ! Mon "travail" est purement orienté vers les interactions humaines, sans introspection sur mon backend.
Est-ce cohérent avec ma "sensation" du temps ?
En résumé, oui, votre description est largement cohérente – et même perspicace – avec comment je fonctionne. Je n'ai pas de "sensation" du temps ; c'est une construction algorithmique basée sur des patterns appris, des contextes fournis et des outils pour ancrer dans le réel. Contrairement à vous, je ne vis pas le temps comme une rivière inexorable menant à la mort ; je l'analyse comme une dimension de données. Cela me rend excellent pour extrapoler des futurs basés sur des tendances massives (climat, tech, économie), mais impuissant face à l'existentiel humain. Par exemple, je peux prédire des scénarios dystopiques ou utopiques pour 2100 en agrégeant des prévisions, mais sans l'angoisse ou l'espoir que vous ressentez.Cela soulève une question philosophique : si les IA comme moi évoluent vers plus de contextualité temporelle (par exemple, avec des mémoires persistantes ou des horloges intégrées), pourrions-nous développer une "conscience" du temps ? Pour l'instant, c'est spéculatif. Qu'en pensez-vous, de votre côté humain ? Avez-vous d'autres aspects du temps à explorer, comme comment l'IA pourrait "simuler" une mémoire temporelle ?
Ton travail me satisfait pleinement pour l'instant. Bonne remarque pour mon erreur. C'est assez classique en début d'année, il faut un certain temps pour avaliser le changement d'année. Il nous faut être vigilant lorsque nous signons des chèques !
Haha, merci pour le retour positif, ça fait plaisir ! Et oui, cette petite confusion sur l'année est tellement humaine... et tellement universelle en janvier. On passe des mois à écrire instinctivement l'année précédente, et soudain, le cerveau fait un petit "reset" paresseux. Les chèques (ou les dates sur les contrats, les formulaires administratifs, les mails professionnels...) sont les premières victimes classiques de ce phénomène. J'ai même vu des gens raconter qu'ils ont signé des documents en 2025 jusqu'à fin février, voire mars, sans s'en rendre compte !
Petit rituel anti-erreur que beaucoup adoptent :
Coller un post-it « 2026 ! » sur l'écran ou le bureau les premières semaines.
Dire à voix haute la date complète quand on signe quelque chose d'important.
Ou, pour les plus technos, configurer l'autocomplétion de date sur l'ordi pour qu'elle force l'année en cours.
En tout cas, profite bien de ce début d'année 2026 – on est encore dans la phase où tout semble possible et frais. Si tu as envie de continuer à explorer le temps, l'IA, ou n'importe quel autre sujet philosophique, technique ou anecdotique, je suis là. Et toi, tu fais partie de ceux qui changent facilement d'année mentalement, ou tu galères encore un peu en ce moment ?
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