vendredi 20 juillet 2018

Féerie Jupiterienne


Non, je ne parle pas de Macron !

En 1610, Galilée observait pour la première fois les quatre plus grosses lunes de Jupiter avec une lunette de sa fabrication (qu’on appelle justement « lunette de Galilée »). Il consigna ses observations dans son ouvrage « Sidereus Nuncius » (le messager des étoiles).
Récemment, un ami m’envoyait une photo réalisée par lui avec un télescope d’amateur MEADE ETX70 et une petite caméra USB ZWO ASI120MC placée au foyer de l’objectif à la place de l’oculaire. Réglage de la caméra avec le logiciel gratuit SharpCap. 

 Jupiter. Juillet 2018. (C) Jean-Marie Laugier

Voilà donc exactement ce qu’a observé Galilée en 1610. Les satellites plus petits (il y en a plus de 60) ne sont pas visibles avec du matériel d’amateur. En fait, le spectacle est beaucoup plus émouvant « en vrai » sans l’intermédiaire d’un écran LCD qui écrase beaucoup d’information. Je le sais pour l’avoir observé autrefois (une seule fois) avec un petit télescope de ma fabrication. L’avantage de la caméra ultrasensible est de pouvoir réaliser des poses courtes (ici 0,25 s) sans nécessiter la motorisation de la lunette. La photographie argentique ne permet pas cette souplesse d’utilisation. 

Au delà du coût (plusieurs centaines d’euros de matériel), du travail et du savoir faire (il ne suffit pas de connecter les instruments bout à bout), la réalisation de telles images nécessite un point de vue confortable et dégagé, éloigné si possible des grosses sources de pollution (lumineuses et autres). Si cette dernière condition n’est pas réalisée, inutile d’investir là dedans.

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