vendredi 15 mai 2026

Sur la facturation électronique

Résumé de la vidéo de Tatiana Ventôse (« J’AI ENQUÊTÉ SUR LA FACTURATION ÉLECTRONIQUE... ET C’EST BEAUCOUP PLUS GRAVE QUE VOUS NE L’IMAGINEZ », ~38-40 minutes, publiée mi-mai 2026).

Référence : https://youtu.be/bDSkyI0LaR0

Contexte et calendrier

À partir de septembre 2026, toutes les entreprises françaises (y compris artisans, auto-entrepreneurs, professions libérales, TPE, etc., même exonérées de TVA) devront :

  • Recevoir des factures électroniques.

  • À partir de 2027, émettre toutes leurs factures via des plateformes privées agréées par l’État (environ 80 PDP – Plateformes de Dématérialisation Partenaires).

Les factures papier ou simples PDF par email ne seront plus valides. L’obligation s’inscrit dans la transposition d’une directive européenne (paquet « ViDA » – VAT in the Digital Age, voté massivement au Parlement européen en février 2025, sans opposition des eurodéputés français).

Les deux volets critiqués

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  1. Facturation électronique (e-invoicing) : Obligation de passer par des intermédiaires privés payants.

  2. E-reporting : Transmission en temps réel (ou quasi) du contenu détaillé de chaque facture à l’administration fiscale (noms/clients, adresses, nature précise des biens/services, quantités, etc.). Ce n’est plus seulement le montant global de TVA, mais un contrôle permanent et granulaire.

Principaux arguments de Tatiana Ventôse

  • Fin de la vie privée : L’État (et le réseau européen) aura un accès en temps réel à des données très intimes (ex. : couleur de peinture commandée, jour de ramonage, consultation d’avocat, etc.). Même les particuliers (clients) sont concernés indirectement.

  • Surveillance et contrôle fiscal permanent : Fin des déclarations périodiques ; tout est automatisé et traçable. Chaque entreprise devient malgré elle un « informateur fiscal » pour l’État.

  • Coût et racket légal : Les entreprises doivent payer des plateformes privées pour faire ce qu’elles faisaient gratuitement ou à faible coût. Risque de pertes de temps, amendes, perte de déductibilité TVA en cas de non-conformité.

  • Réseau Peppol (Open Peppol) : Toutes les factures passeront par ce réseau européen standardisé (« connect once, connect to all »). L’État a abandonné le projet de Portail Public de Facturation (PPF) au profit de ce système privé.

Critique majeure du réseau Peppol :

  • C’est un monopole de fait, géré par une association « ouverte » mais dominée par des acteurs privés (Big Four du conseil : PwC, Deloitte, EY, KPMG ; éditeurs de logiciels comme SAP ; grands acteurs de la facturation).

  • Conflits d’intérêts massifs : ces acteurs fixent les règles et vendent les solutions de conformité.

  • Présence d’intérêts étrangers : gouvernements (Australie, Taïwan, Émirats), Amazon, et surtout des liens avec des entités chinoises (Baiwang, liée à des fournisseurs du fisc chinois et à des groupes d’État dans l’aérospatial/défense).

Ton et conclusion de la vidéo

Tatiana Ventôse présente cela comme un système mafieux/cartel orchestré par l’UE : extorsion légale des créateurs de richesse, surveillance généralisée, perte de souveraineté, risques de fuites de données (la France étant championne des breaches). Elle compare à un mélange du Seigneur des Anneaux (« un anneau pour les gouverner tous ») et de 1984.

Appel à l’action : Signer la pétition sur le site de l’Assemblée nationale (lien en description) pour forcer un débat et un vote au Parlement français (seuil 500 000 signatures). Elle encourage le partage massif de la vidéo.La vidéo est très engagée, dans un style alarmiste et anti-UE, avec des sources listées (enquête Giak sur Substack, votes européens, LobbyFacts, etc.). Elle insiste sur le fait que cette réforme va bien au-delà de la simplification ou de la lutte contre la fraude TVA.

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